Le NF DTU 26.2 de juillet 2026 révise et remplace le DTU 26.2 d’avril 2008 et son amendement A1 de mai 2015. Cette révision vise à aligner le référentiel relatif aux chapes et dalles à base de liants hydrauliques sur les pratiques actuelles, les évolutions des matériaux et les exigences des revêtements de sol. La révision 2026 ne remet pas en cause les techniques traditionnelles, mais elle renforce les exigences de préparation, de contrôle et de traçabilité. La reconnaissance du support, la preuve des contrôles et la conservation des réserves deviennent des réflexes indispensables.
1• Objet de la révision
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Le NF DTU 26.2 de juillet 2026 révise et remplace le DTU 26.2 d’avril 2008 et son amendement A1 de mai 2015. Cette révision vise à aligner le référentiel relatif aux chapes et dalles à base de liants hydrauliques sur les pratiques actuelles, les évolutions des matériaux et les exigences des revêtements de sol. La révision 2026 ne remet pas en cause les techniques traditionnelles, mais elle renforce les exigences de préparation, de contrôle et de traçabilité. La reconnaissance du support, la preuve des contrôles et la conservation des réserves deviennent des réflexes indispensables.
1• Objet de la révision
La commission de normalisation BNTEC-P14A « Chapes en liants hydrauliques » a engagé la révision du NF DTU 26.2 afin de moderniser le référentiel applicable aux travaux de chapes et dalles. Le nouveau texte se compose des trois parties suivantes :
| Partie | Intitulé | Objet |
| P1-1 | Cahier des clauses techniques types (CCT) | Règles de mise en œuvre des chapes et dalles. |
| P1-2 | Critères généraux de choix des matériaux (CGM) | Prescriptions relatives aux matériaux, dosages et performances. |
| P2 | Cahier des clauses administratives spéciales types (CCS) | Clauses administratives, responsabilités, limites de prestations et éléments à fournir. |
2• Points saillants à retenir
2.1. La reconnaissance contradictoire du support devient une étape centrale
Le nouveau DTU introduit une annexe normative dédiée à la reconnaissance contradictoire des supports. Cette reconnaissance permet de vérifier, avant intervention, la nature du support, son âge, sa planéité, les fissures, les joints, l’humidité éventuelle et l’état général. Elle permet également de formaliser les non-conformités et les réserves avant le démarrage des travaux. Cela entrainera une meilleure protection des entreprises en cas de désordre provenant d’un support non conforme ou insuffisamment préparé.
2.2. Le domaine d’application est clarifié
Les cuisines collectives classées P4S sont exclues du champ d’application, compte tenu des contraintes de délais sur ces chantiers et de l’existence de solutions techniques plus adaptées, comme certaines chapes rapides sous Avis Techniques. Les locaux industriels, les chapes fluides et les chapes à prise rapide sont également exclus du référentiel.
Le texte ajoute l’emploi en terrasses extérieures à faibles sollicitations en pose adhérente, dans un souci de cohérence avec les règles professionnelles relatives à la pose collée des carreaux céramiques et assimilés en terrasses extérieures en travaux neufs.
2.3. Les ouvrages devront être recouverts dans un délai maximal de 8 semaines
Le nouveau DTU prévoit l’obligation de recouvrir les chapes et dalles par un revêtement de sol dans un délai maximal de 8 semaines.
Cette exigence doit être articulée avec les prescriptions propres au revêtement prévu.
2.4. La partie matériaux évolue vers une logique de performance
La partie P1-2 ne se limite plus aux dosages et aux composants admis. Elle introduit des classes de performance pour les mortiers et bétons. Elle prévoit des exigences minimales de cohésion adaptées au type de local, au revêtement futur et au niveau de sollicitation de l’ouvrage.
Une méthode d’essai normalisée permet de mesurer cette cohésion.
2.5. Les matériaux et solutions techniques sont actualisés
Le texte prend en compte certains mortiers industriels et certaines solutions fibrées bénéficiant d’une évaluation technique. Il intègre des ciments à plus faible empreinte carbone, notamment les CEM III/A et CEM V/A. Ces ciments peuvent présenter des temps de prise et de durcissement différents. Ainsi, les entreprises pourront répondre à des attentes environnementales croissantes, tout en restant vigilantes sur les délais de chantier.
2.6. Les contrôles de planéité, d’humidité et de cohésion sont renforcés
Le texte modernise les contrôles de planéité et prévoit la possibilité d’utiliser des appareils de mesure électroniques. Une annexe traite de l’humidité résiduelle. Les contrôles de cohésion peuvent compléter l’appréciation visuelle des ouvrages.
2.7. Joints, fractionnement et ravoirages sont mieux encadrés
Le DTU précise les règles relatives aux joints de dilatation, joints de construction et joints de fractionnement. Il clarifie les différents types de ravoirages admissibles. Ces précisions visent à limiter les risques de fissuration et à harmoniser les pratiques.
2.8. Le CCS renforce la traçabilité et la clarification des responsabilités
La partie P2 accompagne les évolutions techniques en précisant les informations à fournir, les limites de prestations et la gestion des réserves. Elle contribue à sécuriser les entreprises par une meilleure formalisation des constats et des responsabilités.
3• Conclusion
La révision du NF DTU 26.2 renforce la place des contrôles et de la formalisation dans la réalisation de chapes et dalles. La reconnaissance contradictoire du support devient une étape essentielle avant le démarrage des travaux, afin d’identifier les éventuelles non-conformités et de formuler les réserves nécessaires. Les contrôles de planéité, d’humidité et de cohésion prennent également une importance accrue, avec une appréciation plus objective de la qualité de l’ouvrage. Le texte précise par ailleurs son domaine d’application, notamment avec l’exclusion des cuisines collectives P4S et l’intégration des terrasses extérieures à faibles sollicitations en pose adhérente. Enfin, l’actualisation des matériaux, dont les ciments CEM III/A et CEM V/A, impose une vigilance particulière sur les temps de prise et de durcissement. Ces évolutions appellent les entreprises à conserver systématiquement les constats, mesures et réserves, qui deviennent des éléments essentiels de sécurisation technique et contractuelle.
La révision de juillet 2026 du NF DTU 26.2 marque une évolution importante pour les entreprises artisanales de maçonnerie et de carrelage. Elle modernise le référentiel en tenant compte des pratiques actuelles, des nouveaux matériaux, de la décarbonation et des exigences des revêtements de sol. Surtout, elle renforce la sécurisation des entreprises par une meilleure formalisation des constats, des contrôles et des responsabilités.
Le NF DTU 26.2 de juillet 2026 révise et remplace le DTU 26.2 d’avril 2008 et son amendement A1 de mai 2015. Cette révision vise à aligner le référentiel relatif aux chapes et dalles à base de liants hydrauliques sur les pratiques actuelles, les évolutions des matériaux et les exigences des revêtements de sol. La révision 2026 ne remet pas en cause les techniques traditionnelles, mais elle renforce les exigences de préparation, de contrôle et de traçabilité. La reconnaissance du support, la preuve des contrôles et la conservation des réserves deviennent des réflexes indispensables.
1• Objet de la révision

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