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l’Autorité de la concurrence, a annoncé avoir lancé une enquête sectorielle sur le marché de la réparation automobile. Ses conclusions sont attendues pour mars 2012. A l’occasion de cette annonce la presse a fait état d’un certain nombre d’éléments mettant parfois en cause les entreprises de notre secteur.
Le CNPA s’est immédiatement positionné pour participer à l’enquête de l’Autorité de la Concurrence sur le prix de l’entretien automobile. Il fera valoir à cette occasion le point de vue de nos entreprises.
En attendant aboutissement de cette enquête. Vous trouverez ci-dessous un certain nombre d’éléments de nature à vous permettre de rétablir la vérité par rapport aux informations parfois sujettes à caution qui ont été diffusées.
1) Il est important de rappeler que la législation dessins et modèles (pièces captives) ne concerne que20 à 30 pièces sur les 5000 à 10 000 qui composent un véhicule. La quasi totalité des pièces est donc surle marché concurrencé.
2) Les chiffres avancés par l’enquête UFC Que choisir, qui sert de base à la saisine de l’Autorité de la Concurrence, sont excessivement contestables. 82% des exemples cités dans l’enquête ne sont pas despièces concernées par la législation « dessins et modèles ». D’ailleurs, sur les 40 plus fortes augmentations signalées dans l’enquête, 7 pièces seulement sont concernées.
3) L’Allemagne, pays constructeur, n’a pas aboli la loi de protection des dessins et modèles, comme l’indiquent certains medias.
4) Le pouvoir d’achat est faiblement impacté par le poids des pièces dans le montant final des primes d’assurance automobile.
les pièces détachées de carrosserie représentent 18 % des coûts de l’assurance automobile
la main d’oeuvre représente une part de 16%.
5) L’impact positif d’une libéralisation totale du marché des pièces de carrosserie sur le consommateur final reste à démontrer. Au regard d’un benchmark européen des primes d’assurance automobile (GB, Italie, Pologne), il n’y a pas de lien entre le montant des primes d’assurance et la législation « sur les dessins et modèles » dans les Etats membres.
6) Le prix de la main d’oeuvre inclut des services connexes importants, et particulièrement développés dans le domaine automobile (ex : véhicule de remplacement). En est-il de même avec votre télé ?Le saviez-vous ? 61% des réparateurs facturent une heure de travail en dessous de 55 euros (à comparer avec d’autres métiers dont le cout de l’investissement est souvent moindre)
7) La hausse du prix de la main d’oeuvre s’explique par celle de nombreux facteurs et des évolutions incessantes sur cette filière.Parmi ces charges en croissance : la complexification des véhicules (électronique embarquée) entraine la hausse du coût des équipements (ex : cabine de peinture), auxquelles s’ajoute l’augmentation du prix desmatériaux (nouvelles tôles à haute élasticité, aluminium, tensions sur les prix de l’acier, le prix de la peinture qui a augmenté de 109% depuis 1998 etc.)Ces éléments impliquent de développer une formation continue et pointue, en fonction également des nouvelles réglementations à respecter, souvent d’origine européenne, notamment dans le domaine de l’hygiène et de la sécurité (les interventions sur le système de climatisation nécessitent par exemple une formation et une accréditation).
8) Sur le coût global de l’entretien/maintenance la pratique généralisée des forfaits a contribué à faire baisser le prix de ces prestations. Par ailleurs, si depuis 2002 (date d’entrée en vigueur du nouveaurèglement européen), les consommateurs choisissent de rester dans les réseaux de marque, c’est probablement qu’ils sont satisfaits du service après-vente qui leur y est proposé ! Le client n’est pas captif !
9) Sur l’accès aux informations techniques, le CNPA rappelle que depuis le 1er mars dernier, les réparateurs indépendants ont libre accès à ces éléments. Il s’agit même d’un combat syndical mené depuis de nombreuses années par le CNPA au niveau européen.
10) Sur la libéralisation du marché des pièces de carrosserie, ce que le consommateur pourrait éventuellement gagner, ce serait le salarié qui le perdrait : 96 % des pièces de carrosserie des constructeurs français sont fabriquées dans l’UE, dont 71 % en France, au contraire des pièces alternatives présentes sur les marchés comme la Grande-Bretagne, qui proviennent majoritairement de Taïwan.

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